La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l’a toujours été,
sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Je suis juste de l’autre côté du chemin
– Henry Scott-Holland
(Souvent lu lors des obsèques, ce poème est parfois aussi attribué à St Augustin ou encore à Charles Péguy)
»
— Citer la source
Parce qu’on est … humain!
Si tu parviens à rester assis dans le silence après avoir appris une mauvaise nouvelle; Si lors de retournements de fortune tu demeures complètement calme; Si tu peux voir tes voisins voyager dans des endroits féériques sans ressentir une once de jalousie; Si tu peux joyeusement manger tout ce qui est mis dans ton assiette; Si tu peux courir toute la journée et t’endormir le soir sans un verre ou une pilule; si tu es capable d’éprouver de la satisfaction quel que soit l’endroit où tu te trouves: Tu es probablement un Chien.
Jack Kornfield
Ne regrette pas d'avoir aimé, ne reprends pas ce que tu as donné,
si blessure il y a, prend le temps de soigner, et permet à ton coeur de pouvoir se reposer.
Tu ne savoureras rien sous le goût de l'amertume, tu n'es pas un acteur, dépose le costume.
Tes histoires seront belles si tu choisis ta plume, et l'amour te guidera bien plus loin que la brume, sans même t'en rendre compte tu suivras le bonheur, lorsqu'une fois guéri rechantera ton coeur,
tu croiseras les yeux qui sèmeront la chaleur, qui te diront les mots recouverts de douceur,
et au petit matin la joie trouvera ta main, lorsque sans te blesser la paix chassera le chagrin.
Une voix rassurante chuchotera le refrain, de belles paroles sincères qui colorent le destin, mais n'attends pas qu'on t'aime pour prendre soin de toi.
Ne t'abandonne pas même si survient le froid, prends toi donc par la main et chasse le désarroi.
N'oublie jamais que ton plus grand ami, c'est Toi ".
Alexandra Julien
« Le jour où je vais disparaître,
J'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas,
le bruit du vent dans les feuilles,
le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés.
Je suis poli, voilà.
Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.
Le passé c'est bien...
mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir.
Dans notre civilisation, on maltraite le présent.
On est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir.
On ne s'émerveille plus de ce que l'on a.
On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité!
Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre. »
Olivier de Kersauson
Il restera de toi ce que tu as donné
au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret, une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné, en d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu, que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert, en d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée, un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé, que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé, en d'autres germera.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Poème de Simone Weil